Georgia René-Worms est diplômée en 2014 de la Villa Arson École Nationale Supérieure d’art, elle a aussi pris part aux programmes de l’école du Magasin (2015) et au post-diplôme de Lyon (2017-2019).

Son travail s’articule autour deux axes : un axe documentaire, en général autour de figures féministes et un axe narratif, où elle développe une écriture expérimentale, dans la veine des new narrative, des narrations non-fictionnelle où l’autrice s’efforce de représenter honnêtement l’expérience subjective sans prétendre qu’un texte puisse être absolument objectif. Les questions centrales qui habitent sa méthodologie sont Qu’est-ce que nous fait la recherche et qu’est-ce que nous avons le droit de lui faire ? Comment est-ce que l’on prend l’histoire en soi, comment raconter une histoire qui n’est pas la nôtre. Qu’est-ce que le travail fait de nous ? La matérialité qui nous traverse, l’intangibilité de ce que l’on manipule. Elle considère ses recherches comme des expériences de vies où intimité et travail s’interpénètrent, floutant volontairement le statut autoritaire de l’autrice et la soumission à l’objet étudié. Cette pratique se veut organique, multiple, Georgia René-Worms ne désire pas en définir un statut, et laisse donc la liberté à son interlocuteur de choisir si elle est artiste, curator ou autrice, si ce n’est tout à la fois.

Georgia René-Worms à été résidente du CIAP Vassivière, de la Via Farini à Milan, du Centre d’Art du Parc Saint Léger (recherche autour de vêtements unisexes, faisant se croiser histoire du costume et édition de textes originaux) et de la Villa Champollion au Caire, elle participé en tant que curatrice au programme Generator initié par 40m2. Elle a également bénéficié pour ses recherches des soutiens de la DRAC Limousin (pour la production d’un ouvrage collectif pour lequel elle a particulièrement travaillé sur la dépossession des savoir médicinaux des femmes, entre autres par le biais de l’histoire de la sorcellerie.), de la DRAC PACA, de la Fondation Nuovi Mecenati (recherche sur les relations entre la scène artistique italienne des années 60-70 et les groupes militants féministe du pays) et de l’Institut Français.

Depuis son experience personnelle elle réfléchit à la possibilité de mettre en place un corpus, autre que celui de la littérature scientifique, pour aborder dans un geste émancipateur l’histoire des corps malades, avec les outils qui sont les siens : ceux de l’art. C’est dans ce contexte et pour la production d’un texte sur l’artiste Brésilein José Leonilson que Georgia René-Worms est lauréate de l’aide à l’écriture et à la publication de l’INHA en 2021.

Georgia René-Worms publie régulièrement des textes dans: la belle revue, Initiales, 02, code 2.0, code South Way, Missouri.